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Au coucher du soleil...

 
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Elektra
Lycan Libre


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MessagePosté le: 21/02/2007 12:08:51    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

La nuit tombait sur Londres, laissant les arbres et le ciel s'enflammer d'orange et de pourpre, une vision magnifique que l'on aurait pu dire apocalyptique tant on aurait dit que le paysage s'enflammait, même la Tamise, reflet du ciel, se parait de couleurs chaudes. Vision éphémère qu'on regarderait durant des heures entières sans se lasser. Le printemps arrivait gentiment, mais sûrement, on le pressentait dans les bourgeons, dans les oiseaux s'exprimant du matin au soir par leur beau chant, dans l'humeur des citadins devant plus douce et plus gaie, le jour se rallongeait, la nature s'éveillait.

Tandis que le jour laissait place à la nuit avec magie, assise sur un banc dans le parc de son hôtel, le regard ébahi par tant de féérie, une âme seule contemplait la beauté du paysage. La nostalgie du moment la saisit et une larme s'écoula sur sa joue rosée par le froid, la jeune femme s'éprenait de cette beauté mais semblait aussi accablée par quelque chose de plus triste, de plus profond. Elle n'essuya pas cette petite perle d'eau qui continuait sa route jusqu'à tomber du haut de son menton pour finir sa course sur revers de son manteau. L'être semblait perdue dans ses pensées, tourmenté par quelconque soucis ou souvenirs, immobile, les cheveux flottant dans la douce brise du soir.

Le regard d'Elektra semblait fixe, il se perdait au loin, se noyant dans l'horizon s'assombrissant. Tout autour de la jeune femme, on respirait la bonne humeur et le calme, les résidents de l'hôtel s'en allaient les uns après les autres, l'heure du thé approchait. Il ne resta qu'un couple de mortel assis sur un banc un peu plus loin, contemplant eux aussi le magnifique paysage qui s'étendait au loin. Elektra les observa un instant, la vie s'écoulait en eux, une vie de mortel, une vie condamnée à s'éteindre si vite. Et pourtant, l'inéluctable de la mort ne semblait pas les toucher, souriant, s'embrassant, rien n'aurait pu entamer leur bonheur. La mortalité donnait-elle plus d'attrait à la vie? Vivons-nous plus intensément ces moments de bonheur, sachant que nous mourons? Elektra se le demandait. Elle ne savait pas vraiment si elle avait été mortelle ou si le sang de lycan qui coulait en elle l'avait faite immortelle depuis sa naissance. C'était à cela qu'elle pensait, comme bien souvent dans sa solitude mais en ce moment, elle souffrait, une douleur immense s'était emparée de son coeur comme si lui-même se déchirait. Elle porta la main à sa poitirne, baissa la tête et ferma les yeux quelques secondes. Que lui arrivait-il? Elle se sentait défaillir, il lui semblait qu'une partie d'elle se consumait et puis elle eu des visions, confuses, brèves, inexplicables qui lui traversèrent l'esprit. Elle put apercevoir deux femmes se battant dans une cour, elle vit aussi du sang, des flammes et puis, plus rien.

Elle se senti prise de nausée, elle se replia sur ses genoux, sa tête lui tournait et sa vision se brouilla. Elle eut de la peine à se redresser, et, avachie contre le banc, elle laissa sa tête basculer en arrière et ferma les yeux. Elle prit une bouffée d'air et se redressa. Jamais elle ne s'était sentie aussi mal, elle jeta un oeil autour d'elle et remarqua que le couple aussi s'en était allé, il ne restait plus qu'elle et la nuit qui s'était emparée de la moitié du monde. Elle se sentait toute déboussolée, elle ne bougea pas, resta ainsi immobile se demandant ce qui lui arrivait et puis elle finit par s'endormir, se couchant sur le banc, ses deux mains sous sa tête, les genoux repliés sur elle. Et elle se mit à rêver, un rêve étrange...

[topic privé pour Liberi]
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MessagePosté le: 21/02/2007 12:08:51    Sujet du message: Publicité

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Liberi Fatali
Simple Mortel


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MessagePosté le: 22/02/2007 04:36:03    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

Étendu dans sa couche de fortune, ce trouvant sans doute dans l’un des plus sinistre appartement des bas quartiers de Londres, ce somptueux protagonistes regardait silencieusement son plafond. Les rayons lumineux du soleil entres les planches de bois à moitié moisi qui lui servait de rideau à fenêtre dessinait sur les murs ainsi que sur son plafond d’étranges silhouettes. Bien que très banal comme évènement, le mortel au teint trop blafard presque maladif semblait trouver cela fascinant. Cela faisait plusieurs mois qu’il était à Londres, toujours à la recherche de l’assassin de ses parents et cela sans jamais avoir pris le temps de penser à autre chose. Sa chevelure étendu en éventail sur le draps, le regard vide et distant et aucune expression sur son visage… on aurait pu croire qu’il était tout simplement mort, mais ce n’était nullement le cas. Liberi était bel et bien vivant… simplement avachi là dans cet endroit piteux et malsain. Qui aurait pu croire qu’il était un ex aristocrate? Il avait quasi un look vagabond… enfin… il s’en moquait bien. Il pouvait passer bien plus discrètement ainsi parmi les foules afin de trouver la personne qu’il recherche depuis si longtemps. Rien ne lui disait qu’il était ici, il avait que très peu de piste sur cela et même très peu de preuves sur l’existence même de cet être. Toute fois cela était devenu son obsession, voir même dire sa seule et unique raison d’être. Il ne possédait plus rien, certes il était très éduqué et aurait pu accomplir de grande chose et ce rebâtir une vie, mais pourquoi faire? Étant enfant il fut rejeter et hais à cause de son apparence… ce n’est pas le fait qu’il soit maintenant âgé de vingt arrières saisons qui changerait quoi que ce soit. Les enfants qui l’entourait ont eux aussi grandit. Certes il n’était plus en Finlande, mais il connaissait bien la nature des Hommes. Durant ses voyages ce protagoniste au visage angélique eut observé les gens de son entourage. Leur comportement, leur réaction face à lui et face aux autres… envers les gens dis normaux ainsi qu’envers les gens possédant des différences physique. Il était conscient que la nature des Hommes n’était pas chose éphémère contrairement à la vie de ces derniers… la natures des Hommes ce transmet dans les gènes que possèdes ceux-ci… tel est la nature.

Songeur, il attendait que le soleil ce couche avant de faire une petite balade, une de plus. A chaque nuit depuis qu’il c’est établis dans les quartiers les plus défavorisé de Londres, Liberi était devenu rien de plus qu’un simple fantôme errant dans les rues de Londres. Ce nourrissant que peu depuis quelques jours, cela ne fit qu’aggraver son teint maladif. Il est vrai que depuis certain temps ce dernier était à la recherche d’une autre raison de marcher parmi les vivants… la vengeance à elle seule n’était plus suffisante. Qu’allait-il faire si il retrouvait le monstre qu’il pourchasse depuis des lunes? Le tuer? Cela serait bien simple… peut-être le torturer afin de lui faire connaître la souffrance que Liberi eut ressentit… cela était une possibilité, mais rien d’utile car malgré toute les tortures physique possible, il serait impossible de lui infliger les mêmes douleurs. À quoi bon courir après une ombre dans le noir si on ne sait nullement où elle est, si elle est bien présente… Ce désir de vengeance était peut-être tout simplement les premiers signes d’une folie prochaine. Qui sait peut-être que notre cher protagoniste deviendra tout simplement dément à force de courir d’un coté à l’autre de Londres sans même savoir où il s’en va.
Les rayons lumineux du soleil couchant passaient lentement au dessus de lui. À travers la lumière il pouvait voir la poussière qui flottait dans l’air. Il ce sentait ainsi… telle une poussière dans l’air. Perdu, petit, mais là sans vraiment savoir pourquoi. Est-ce le véritable sens de la vie qu’être seul en ce monde sans savoir pourquoi nous somme présent? Si ce ne l’est pas, alors qu’elle est donc le véritable sens de la vie? À l’extérieur, sans même avoir à mettre le nez dehors, cet étrange protagonistes savait très bien que la beauté existe… toute fois il ne l’a simplement toujours pas trouvé.

Un rire enfantin perça le silence, tirant ainsi le finnois hors de sa bulle. Clignant des yeux quelques fois, ses paupières blafardes faisaient contrastes avec ses prunelles aux teintes nocturnes. Écoutant les rires et intrigué par leur provenance, ce dernier ce redressa lentement, puis tranquillement il fini par ce lever complètement debout. Ce n’est pas sans difficulté qu’il ce rendit finalement près de sa fenêtre. Entre les planches, un petit rayon de lumière passait, débouchant ainsi sur la ruelle qui ce trouvait de l’autre coté. Sa blanche main appuyer sur le mur semi humide, Liberi regardait alors vers l’extérieur. La mélancolie de ses prunelles semblait légèrement faire place à une certaine curiosité.
Dans la petite ruelle sinistre, la beauté et la joie même semblait être présentes. Deux enfants s’amusant tout gaiement. Quoi de plus innocent? Personne n’aurait cru trouver un tel spectacle dans un lieu si sombre, si sinistre. Toute fois, toute cette beauté rendit Liberi un peu plus mélancolique. Bien seul en ce monde, il avait délaisser trop de bel chose à cause de son obsession… il est vrai que le monde l’avait aussi repoussé alors il eut que très peu de choix. Enfin… il en avait plus qu’assez de rester là à rien faire. Le ciel enflammé laissait peu à peu place a un rideau noir enjolivé par une lune et des milliers d’étoiles. Il ferma alors les yeux durant un instant. La douce chaleur du soleil réchauffait sa peau. Suite à un bref moment, il fini par ouvrir ses yeux à nouveau.

Il fit quelques pas dans la pièce que trop remplis de vide et de solitude. D’une geste raffiné et noble il ramassa sa cape qui était bien étendu sur une chaise en bois qui tombait en ruine à vue d’œil. Un geste rapide et gracieux et puis le tour étaient joués, sa cape était attachée. Par la suite il pris sa ceinture sur laquelle son épée était attachée… continuant ainsi à s’habillé afin d’aller ce balader une fois de plus sans véritable but… sans véritable raison. Suite à cela Liber jeta une fois de plus un bref coup d’œil à ce qui l’entourait… quatre murs pourris et humide, un semblable de couche… une chaise, une fenêtre ayant pour rideau des planches délavé… un planché dans lequel il était possible de voir l’étage en dessous et là où marché était à ses propres risques et périls… et puis un plafond qui tombait peu à peu alors que le temps passait. Quel bel endroit pour vivre lorsqu’on est qu’un fantôme dans une si belle ville. Toute fois c’était là où Liberi vivait. Triste non? Il s’en foutait bien…

Suite à cela, le finnois descendis les marches afin d’accéder à l’extérieur. Le ciel toujours en feu, les enfants qui jadis ce trouvait dans la ruelle semblaient avoir désertés les lieux afin de rejoindre leurs parents. Sire Fatali était bien heureux pour eux de pouvoir malgré tout vivre une enfance joyeuse et innocente… il n’eut pas exactement cette chance. Enfin il était bien trop tard pour rattraper le temps perdu non?

Marchant silencieusement dans les ruelles des sombres quartiers, Liberi n’avait nullement l’esprit à penser où il se dirigeait. Le pas lent, il était naturellement très noble dans ses gestes. Une personne qui aurait pris la peine de l’observer de plus près sans ce fier à son apparence aurait sans doute vu toute la noblesse de ce protagoniste… mais les Hommes n’étaient du genre à regarder au-delà de ce que leurs yeux leur dévoilent. La crinière blanche du mortel ce laissait bercer au souffle de l’air qui ce frottait doucement contre lui alors qu’il avançait silencieusement. Il n’avait aucun endroit où aller en particulier… ce n’était qu’une simple balade tout à fait banal et rien de plus.
Ses pieds semblaient le conduire vers les beaux quartiers de Londres… l’endroit parfait pour ce faire regarder comme un monstre. Son air vagabond n’était certes pas ce qui allait faire en sorte que les gens le regarde avec plus de respect… mais il ne cherchait pas le respect des gens… du moins si il devait ce faire respecter ce ne serait certainement pas à cause de son apparence, mais pour la personne qu’il est tout simplement. Il en avait marre des gens superficiels. Il souhaitait voir la beauté… la véritable beauté et non une beauté synthétique et physionomique. Sans doute trouverait-il cette beauté un jour… comme bien des gens véritablement heureux apprécies la simplicité de la vie tel qu’elle est sans être la remplir de futilité… sans doute est-ce pour cela qu’il eut fit le choix de vivre dans les bas quartiers… là au moins les gens ne ce gave pas de beauté synthétique.

C’est de façon plutôt remarquer des aristocrates trop snob pour regarder directement Liberi que ce dernier déambula silencieusement et tout aussi mélancoliquement dans les beaux quartiers. Les gens passaient aux côtés de lui et ce murmurait à l’oreille tout en le regardant. Au loin quelques nobles jeunes dames le regardait et ricanait de façon moqueuse en le regardant… mais il s’en foutait complètement. Ce n’est pas pour autant qu’il allait rebrousser chemin.

Au loin devant l’hôtel, il vit une jeune dame, une aristocrate sans doute pour se trouver la aussi chiquement vêtus… mais ce n’est pas son apparence qui avait attiré l’attention du solitaire… mais sa façon d’être. C’est debout sous l’ombre d’un arbre qu’il l’observa silencieusement.

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Elektra
Lycan Libre


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MessagePosté le: 23/02/2007 11:44:31    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

Une ruelle, étroite, se refermant sur elle, les murs se rapprochaient tandis qu'elle courait désespérément pour se sortir de cette cage mouvante. Ses jambes ne la portaient plus, elles s'alourdissaient à chaque pas, une lueur au bout du tunnel la guidait, la narguait même, il fallait l'atteindre, il fallait vivre! Avec ses dernières volontés, elle continua courir jusqu'à arriver au bout de la rue, là où se trouvait cette lumière éclatante et puis, soudain, elle bascula dans une abîme sans fond. Elle se sentait légère comme une plume, tout le poids qu'elle portait avant s'était envolé et elle tombait, tombait, mais semblait voler. La lumière disparaissait et elle plongea dans les ombres et tout à coup, la panique de se voir écraser sur quelconque sol abrupte la saisi, elle prit peur. Ne pouvant arrêter sa chute par aucun moyen son coeur s'emballa, il était prêt à lâcher, ne supportant plus la vitesse et l'émotion. Et puis sa chute ralentit, comme si elle fut retenue par une corde invisible, comme manipulée, elle devenait pantin. Alors qu'elle crut s'écraser sur le sol, elle s'arrêta en plein vol, tout s'arrêta, le temps fut suspendu, des ficelles invisibles la maintenaient en l'air, immobile. Autour d'elle, il n'y avait rien, ni couleur, ni paysage, rien du tout, elle était suspendue dans le néant avec pour seule compagnie la noirceur de l'univers.

Elle voulut hurler mais aucun son ne sorti de sa bouche, tous ses sens l’abandonnaient, il ne restait plus qu’une enveloppe charnel vivante soit, mais immobile. Elektra voulait se réveiller de toutes ses forces mais ça ne servait à rien, elle était prisonnière dans son rêve. Soudain, quelque chose se mut au loin, mouvement presque imperceptible dans ce chaos. Cette chose informe s’avança auréolée d’une lumière violente et vive. Elektra se cacha les yeux à l’aide de son bras et attendit qu’elle se rapproche pour savoir qu’il en était. Quand elle fut suffisamment près, la lumière s’estompa et se radoucit. C’est alors que la jeune femme pu découvrir un être humain, une femme comme, lui ressemblant étrangement. Ses cheveux étaient si clairs qu’on les eut crus blancs, aussi longs que ceux d’Elektra, ils semblaient flotter même si il n’y avait aucun souffle d’air. La personne avait l’air plutôt jeune mais au fond d’elle Elektra pensait à sa mère, était-ce elle ? Elle voulut le lui demander mais elle ne pouvait parler. Cette apparition émerveillait tant la lycan qu’elle crut que les secondes se transformèrent en longues minutes. Et puis, alors qu’elle ne s’y attendait pas la moins du monde, la femme blonde s’en alla comme elle était venue, flottant dans les air, s’éloignant gentiment d’elle. Elektra tendit la main, mais en vain, elle ne reviendrait pas. Et alors qu’elle disparaissait de son champ de vision, la noirceur qui l’entourait se transforma en rouge, rouge sang et elle pu voir au loin la jeune femme brûler vive telle une torche vivante.

Elektra se réveilla en sursaut, le visage en sueur, la respiration haletante. Elle porta la main à sa gorge et s’assura que la parole lui était revenue, puis, elle s’assit de manière convenable sur le banc et se ressaisit lentement. Sa tête dans les mains elle repensait au rêve et son corps fut parcouru de frissons. Et puis, alors qu’elle essayait de se remémorer le rêve, elle senti une présence qui n’était pas là auparavant. Elle leva la tête et son regard inspecta le parc. Là-bas, au pied d’un arbre un jeune homme la regardait, que faisait-il ici ? Il semblait plutôt pauvre avec l’accoutrement qu’il se donnait. La jeune femme ne bougea pas et attendit de découvrir si ce mortel était audacieux ou pas.

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Liberi Fatali
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MessagePosté le: 27/02/2007 17:12:54    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

La douce lumière passante être les branches éclairait brièvement la douce figure blafarde du jeune mortel. Entre la pénombre et la lumière du jour trépassant tranquillement afin de laisser place au sombre voile nocturne, il était là tout simplement en silence, alors que les aristocrates passants murmuraient d’une oreille à l’autres leur jugement face à lui. Ils ne le connaissaient nullement, mais toute fois ils le jugeaient comme si il était rien d’autre qu’un simple tableau exposé dans un musé. Ce genre de comportement dégoûtait tout simplement le finnois. Dire qu’il partage… ou plutôt partageait la même classe sociale que ses vautours. Si il aurait continué à fréquenter les aristocrates serait-il devenu ainsi? Jugerait-il les gens sans même connaître le fond de leur âme? La simple idée d’être ainsi le rendait quasi malade. Comment un simple regard sur la physionomie d’un être pouvait être suffisant pour eux afin de porter juger? Si notre cher protagoniste serait dans un tout autre accoutrement, est-ce qu’ils le regarderaient toujours ainsi? Certes la blanche chevelure avait toujours été un sujet très controversé, mais cette fois-ci sa personne entière était jugée. Aucun de ces Londonien le connaissaient, mais tous, hommes, femmes et enfants le regardait comme si il n’était rien d’autre qu’un rebus. Et si ils savaient qu’il était un aristocrate de sang tout comme ces vautours bâtards, le regarderaient-ils différemment? Il est fort probable que non.
Il avait vu le regard que les enfants des quartiers plus défavorisé. Il avait vu la bonté dans leurs yeux ainsi que dans que dans leur cœur. Certes ils trouvaient étrange qu’un homme au visage si jeune ait une crinière aussi blanche que celle d’un grand père, mais leurs regards était francs et innocent. Aucune malice derrière leurs délicates prunelles. Bien qu’ils le questionnaient à ce sujet, il ne trouvait nullement cela offensant, bien au contraire il trouvait cela charmant. Certes les parents trouvaient que leurs enfants étaient indiscret et rude, mais Liberi adorait les voir. Les enfants des quartiers plus pauvres étaient bien différent de ceux des aristocrates… au moins leur parents ne leur transmettaient pas un tas de préjuger. Sans doute l’enfance du jeune Fatali aurait été bien différente si il aurait grandit dans un tout autre milieu…

Si il aurait été un homme expressif… sans doute aurait-il pleuré. Mais son cœur sombre fut s’était refroidi à travers le temps, la mélancolie même ne semblait plus l’affecter. Il était devenu si flegme que même la douce chaleur du jour ne pouvait nullement le faire fondre. Il avait perdu toute raison d’être et de vivre, mais pourtant il continuait d’exister, de marcher et d’avancer dans une vie qui n’avait plus de sens à ses yeux. Ce simple mortel ce sentait comme un fantôme et rien de plus. À la recherche d’une beauté réelle et vrai, une beauté sans aucun artifice de ce monde devenu si synthétique. Une beauté qui semblait n’exister uniquement que dans ses rêves les plus fou. Sans doute était-il dans une quête qui s’avérait être impossible d’accomplir. Enfin… il ne devait pas y songer plus sinon qui sait dans quel état d’âme il pourrait ce retrouver.

Il avait perdu la notion du temps alors que le soleil de cachait de plus en plus derrière l’horizon. Ses sombres prunelles étaient toujours rivées sur cette même magnifique dame. Elle semblait être si bouleversé intérieurement. Il aurait bien souhaité l’aider… mais sans doute l’aurait-elle repoussé comme tous les autres aristocrates. De plus… il est fort probable que le combat qu’elle livrait était un combat qu’elle seule pouvait menée. Qu’aurait-il pu faire? Sans doute rien du tout…. Avant de pouvoir aider qui que ce soit, il devait ce sauver lui-même… tâche difficile puisqu’il était bien profondément encré dans un univers de confusion et d’incompréhension. Sans doute cette ravissante aristocrate partageait un sors commun au sien… du moins c’est ce qu’il cru comprendre suite à ses observations, mais il ne pouvait nullement en juger sans avoir vu la lueur de ses prunelles.
Il la vit ce relever… comme si elle venait tout juste de sortir d’un mauvais rêve. Par les gestes de cette dernière, il pouvait quasi voir son état d’esprit. La main à la gorge… la respiration qui semblait haletante de ce qu’il pouvait voir… cela lui était familier… sans doute trop familier. Il avait depuis longtemps cessé de compter les moments où il ne pouvait pas trouver le sommeille, les moments où il ce réveillait soudainement suite à un combat intérieur livré dans les plus sombres et tristes de ses rêves. Il ce souvient très bien que durant d’innombrable nuit il s’était réveillé seul et perdu. Morphée même n’aurait pas su lui faire retrouver un sommeil calme et paisible.

Face à ses souvenir, il passa gracieusement sa main gauche à travers sa crinière… les yeux fermement clos, il tirait délicatement sur sa crinière. Les souvenirs même étaient bien plus douloureux que les évènements. Il détestait grandement ce sentiment, mais il avait appris à vivre avec comme un aveugle apprend à vivre sans voir les couleurs de la vie. Liberi demeura ainsi durant un bref moment, en silence. Autour de lui il pouvait entendre les murmures sournois et traîtres des gens. Les gens qui le jugeaient… les gens qui le regardaient comme une bête de cirque et rien de plus.
Un soupir, puis il ouvrit à nouveau ses yeux pour les poser une fois de plus sur la ravissante dame qui était sur le banc. C’est alors qu’il vit que celle qu’il observait depuis un bref moment l’avait remarqué. Toute fois, contrairement à la plu par des aristocrates, elle ne semblait nullement effrayer par lui. Demeurant ainsi durant un moment, il songeait à ce qu’il devrait faire. Oser aller vers elle, rester ainsi à rien faire où bien tout simplement partir. Quitter les lieux semblait être le plus sage de choix qui s’offraient à lui, mais il n’en avait nullement envi. Il souhaitait faire connaissance avec cette étrangère. Avec un peu de chance, elle serait différente des autres. Aller! Pourquoi pas aller la voir!? La seule chose qu’il risquait c’est d’être rejeter ou bien qu’elle panic et appelle les autorités afin de le faire partir ou enfermer. Son choix était fait, il ouvrit le pas vers elle.

Une démarche gracieuse comme à l’habitude, un visage sans aucune expression et ses sombres mirettes délicatement déposées sur elle, Liberi avançait silencieusement vers elle. Au loin il pu entendre un adolescent lui crier « Retourne chez toi chien bâtard. ». Malgré les provocations du gamin immature, il continuait silencieusement sans même réagir au commentaire qu’il lui avait fait. Certes il était un chien bâtard. Par ailleurs, tout ceux qui l’entouraient était des chiens bâtards jouant aux têtes de meutes, mais trop fier pour s’en rendre compte.
Cela pris peu de temps avant que Liberi ce retrouve devant la séduisante dame. Il pris donc la parole afin de lui adresser en premier quelques mot. La douce voix chaude du finnois laissa glisser les mots hors de sa bouche. Très poliment, il s’adressa à elle.

-Pardonnez moi, puis-je prendre place près de vous ?
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Elektra
Lycan Libre


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MessagePosté le: 28/02/2007 16:04:29    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

La jeune femme se remettait de son rêve, un peu perdue dans ses pensées, elle ne vit même pas le jeune mortel s'approcher d'elle, son regard était noyé, vide. Il lui sembla que le temps avait ralentit sa course, elle ne savait pas depuis combien de temps elle se trouvait sur ce banc et s'en fichait un peu. Prise d'un soudain vague à l'âme, toutes ses pensées se bousculaient dans son esprit, elle revoyait les images du rêve, très nettement, ce visage si beau, si familier dont elle ignorait l'identité. Qui était-elle? Etait-ce vraiment sa mère? Elle le supposait sans vraiment savoir pourquoi. Depuis qu'elle était arrivé à Londres, peu de choses s'étaient passées, peu de temps aussi mais elle aimait cette ville, elle se sentait chez elle bien qu'il fasse beaucoup plus froid qu'en Grèce et que les gens semblaient réellement moins chaleureux. Elle aimait la froideur des bâtiments, la mentalité des gens, semblant vouloir tout faire différemment du reste du monde, les anglais étaient selon Elketra, très particuliers mais attachants, elle aiment leur façon de voir les choses, de s'exprimer de se vêtir. Elle avait adopté la mode victorienne dès qu'elle était arrivée ici, les corsets serrés, les longues robes et le chapeau, elle adorait ces vêtements.

Et alors qu'elle pensait à cela, son regard se posa sur le jeune homme s'approchant d'elle. Mal vêtu, sale, presque répugnant, il cachait pourtant sous ses haillons une âme noble. Ses habits ne semblaient pas correspondre à sa personne, il émanait de lui un aura étrange, oui, vraiment étrange. Il semblait aussi tourmenté qu'Elektra, le regard lui aussi, un peu perdu. Malgré son accoutrement, la jeune lycan le trouva séduisant et charmant. Le fait qu'il était mortel et qu'il pouvait lui servir d'appât ne lui effleura même pas l'esprit, elle songeait à lui en mortelle. Elle fut frappée par la blancheur de ses cheveux et l'images de la femmes qu'elle venait de voir dans son rêve lui revint avec force, elle aussi avait les cheveux si blonds qu'on les eût crus blancs. Simple coïncidence se dit-elle.

Les gens qu'elle avait l'occasion de rencontrer dans cette ville étaient si différents de ceux qu'elle connaissait, ils avaient tous des particularités étranges comme ces cheveux presque blancs. Cette cité recélait de biens des surprises et Elektra était loin d'en avoir fait le tour. Et elle se demanda-t-elle, quelle image émanait d'elle? Les gens pensaient-ils qu'elle était une femme de bonne famille, riche, élevée dans la prospérité et dans la noblesse parce qu'elle portait de beaux vêtements et que ses manières étaient dignes? Probablement. peut importa l'image qu'elle donnait, les gens voient ce qu'ils veulent bien voir, c'est à dire pas plus loin que le bout de leur nez. Les apparences sont trompeuses et elles le sont encore plus quant il s'agit de cette jeune femme à l'air si... mortelle. Elle n'y pouvait rien et ne s'en plaignait pas, au contraire, elle utilisait ces illusions et les mettait de son côté ce qui lui était fort utile dans bien des cas.

Elle entendit soudain une voix lointaine, on lui posait une question avec un langage remarquable. Elle releva la tête et regarda son interlocuteur. Il s'agissait du jeune homme, il avait donc eu l'audace de venir, Elektra apprécia cela. Elle n'avait pas eu tord, si le jeune homme parlait de cette façon c'est qu'il venait d'une noble famille, alors, pourquoi ce déguisement se demanda-t-elle pour elle-même. De plus près son visage lui apparut comme très beau, empli d'allégresse et de sympathie mais ses yeux trahissaient les tourments qui l'obsédaient. La jeune femme fut charmée par cet inconnu, elle savait qu'il ne devinerait jamais qu'elle était lycan et cela ne la gêna nullement, au contraire, c'était tant mieux sinon il ne serait jamais venu près d'elle. Elle ressemblait tant à une mortelle, rien ne trahissait le fait qu'une bête se cachait en elle.

Pour répondre à sa question, elle se décala un peu et lui laissa la place, ce fut sa réponse, muette mais compréhensible. Une fois qu'il fut assis, rien ne semblait vouloir se passer, les deux étaient mets, leurs regards traversants l'horizon, perdu dans la nuit qui approchait. Elektra ne connaissait pas beaucoup de personne dans cette ville et elle se dit que c'était le moyen pour qu'elle fasse connaissance, de plus, le jeune homme semblait fort charmant et lui inspirait confiance. Elle finit par lâcher d'une voix douce et délicate:


" Je m'appelle Elektra et vous, comment vous appelez-vous? "

Elle n'avait pas du tout l'accent anglais et son accent grec donnait de la chaleur dans sa voix et une pointe d'exotisme que peu de gens savaient reconnaitre.

Son visage était tourné vers lui, éclairé par la demi-lune montante dans le ciel se parant d'étoiles. Ses yeux bleu azur brillaient de mille éclats et quelques mèches noires assombrissaient son visage pâle. Les mains croisées sur ses genoux, elle ne se tenait pas droite comme une aristocrate mais elle était adossée au banc, simplement, naturellement.

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Liberi Fatali
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MessagePosté le: 13/03/2007 02:27:30    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

Le parcours entre lui et elle ne fut que de quelques pas, toute fois ces quelques pas avaient semblés prendre une éternité à ce faire. Le temps entre chaque pas semblait ce suspendre, créant une magnifique pose rythmé, tel le rythme d’une mélodie. Ses pieds n’étaient que percussions dans cette séduisante complainte. Le fin son des vieux tissus ce frottant, son fourreau de balançant candidement contre sa cuisse, qu’une étrange symphonie perdu dans le temps. Le tout était que de faibles son rempli de silences, rien de plus, rien de moins. Il n’était qu’une ombre blanche recouvert d’un camouflage gris afin de s’harmoniser avec la cité. Une ville si grise… parfois le ciel était en feu… toute fois cette flamme ne semblait pas donner la moindre couleur aux rues de Londres. Un spectre vagabondant en solitaire dans les rues alors que le soleil ce couchait peu à peu, un spectre qui cette fois-ci vagabondait dans les beaux quartiers. Ce n’était pas exactement son but premier de s’y trouver, mais il ne regrettait nullement d’y être allé… car il fit une charmante découverte.
Une jeune femme, si étrange, si mystérieuse, le genre de femme qu’il n’aurait jamais cru voir dans un tel lieu. Elle n’était que là tout près de lui, assise sur un banc, sans doute pas tout à fait lucide puisqu’elle venait de toute évidence tout juste de ce réveiller d’un cauchemar. Liberi était devenu un expert en ce domaine, les cauchemars… ça il connaissait sans doute plus que bien des gens en ce monde. Éternellement hanté, rare étaient ses moments de repos paisibles. Sans doute pourrait-il ce montrer tel un support pour cette charmante inconnue. Ses pieds l’avait menés à elle, il était debout devant cette dernière sans avoir rien ajouter à ce qu’il avait précédemment dit.

À ses mots, il fut plus où moins surpris par la réaction de la dame qui lui était toujours rien de plus qu’une inconnue possédant une magnifique figure et un esprit qui lui avait rapidement parut si tourmenté. C’est en croisant son regard de plus près que notre cher protagoniste, Liberi, pu voir un peu plus de quel genre d’être il s’agissait. Elle lui semblait si douce et délicate, mais elle semblait ne pas dévoiler toute sa personne, enfin c’est l’impression qu’il eut en la voyant d’un peu plus près. Certes, bien des gens ne ce dévoile pas entièrement, ce qui est tout à fait normal, car tous à bien droit à une partie bien secrète en soi, mais cette dernière semblait avoir quelque chose de plus, enfin, cela était sans doute que superflu et puéril à connaître. Au moins il s’en était approché et elle n’avait pas encore criée au et fort afin d’alerter les hommes de lois de Londres, ce qui était un très bonne chose pour lui, car dans son accoutrement, il aurait été quelque peu difficile de montrer au Londonien que notre cher protagoniste est bel et bien un aristocrate, un aristocrate ayant délaissé les gens de sa classe social, mais un aristocrate de sang et de cœur cela était certes que la pure vérité. Enfin, les gens ce fit généralement à ce qu’ils voient et rien de plus, du moins c’est ce que la majorité des bonnes gens membres de l’aristocraties avaient laissées pour impressions.
Toute fois, cette charmante dame semblait quelque peu différente, elle intéressait quelque peu sire Fatali. Il trouva de tout charme la façon dont elle lui laissa une petite place près d’elle sur le banc. Certes il aurait pu prendre place sur un banc libre, mais il préférait être en compagnie de l’étrangère qui avait su capter son attention, sans doute involontairement. Bref, ce n’aurait pas été en restant loin d’elle qu’il aurait pu en connaître plus sur cette dernière. Elle était restée muette pour lui répondre lorsqu’il avait demandé pour prendre place, elle lui avait tout simplement fait une petite place près d’elle ; un peu comme si les deux êtres ce connaissaient depuis bien longtemps, bien que c’était sans doute la première fois qu’ils ce croisaient.

Alors il pris donc place près d’elle, s’asseyant noblement sur le banc, fixant amèrement ce qui était devant lui, c’est-à-dire un absolu rien. Cela ne lui aurait pas pris beaucoup de temps avant que son esprit vogue vers des pensés, sombres, tristes, mais vrais, tous vrais. Ce n’est que la douce et délicate voix de la femme qui était à ses coté qui fit en sorte qu’il ne c’était pas laissé emporter dans ses pensés. Par sa voix et son accent, il pu voir qu’elle n’était pas du pays, enfin ils étaient deux dans cette situation, car Liberi était de toute évidence qu’un étranger à Londres. Le finnois ce démarquait par son accent bien présent dans sa voix. Elle avait eut la politesse de ce présenter à lui, en gentleman il ce devait de ce présent à son tour. La politesse ce doit d’être réciproque selon lui.
Étant gracieux et noble, malgré son apparence plutôt vagabonde, Liberi était toujours un aristocrate. D’un doux geste, il pris la main de la gente dame qui était assise près de lui et y déposa un doux baisé. Les douces lèvres sur finnois sur la peau douce de la dame prénommées Elektra, ses sombres prunelles croisait celles de cette dernière lors de l’exécution de son geste. Ainsi il regarda plus profondément en elle, toujours plus intrigué par cette dernière. Il demeura ainsi qu’un bref moment, puis il pris la parole une fois de plus.


-Enchanté lady Elektra… je me prénomme Liberi… ravis de faire votre connaissance.

Suite à cela, après avoir finalement libéré la main de la dame de sa délicate poigne, il s’assis droit, comme il était assis jadis avant que cela ce produise. Il espérait tout simplement qu’elle ne trouverait pas ses manières étranges, mais bon, Liberi était ainsi… et il ne changerait pour rien au monde et cela même si sa propre vie en dépendait.

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MessagePosté le: 16/03/2007 18:20:37    Sujet du message: Au coucher du soleil... Répondre en citant

Cette fois, il faisait complètement nuit et plus aucune lumière n'éclairait le parc hormis la faible lumière provenant des chambres de l'hôtel derrière eux et le halo de la lune déversant sa douce luminescence. Elektra fut absorbée quelques instants par la présence, assise à ses côtés. Elle ne le regardait pas vraiment, elle ne voulait pas se monter indiscrète, elle-même ne supportait pas qu'on la fixe trop longtemps aussi ne le fit-elle pas avec le jeune homme. Quelque chose en lui attirait la jeune femme, peut-être était-ce le fait qu'il paraissait être quelqu'un de simple, bien que tourmenté lui semblait-il par de sombres pensées. Toutefois il y avait une chose qu'elle ne comprenait pas, il était évident que ses attitudes, la façon de parler et même le fond de son âme appartenaient à la noblesse alors pourquoi se cacher derrière un déguisement? A ce moment, elle fut heureuse que celui-ci ne soit pas immortel, elle se serait sentie honteuse d'avoir de telles pensées à son propos et qu'il auraient pu les lire.

Les paroles manquaient, tout était suspendu dans le vide et Elektra pensait qu'elles servaient à rien en cet instant précis, c'est comme si tout avait été dit et que le silence en disait plus sur que tout autre paroles alors futiles. La lycan n'était pas réellement douée pour tenir de beaux discours ou pour alimenter une conversation et c'est dans des moments comme ceux-ci qu'elle s'en rendait le plus compte. Qu'aurait-elle bien pu dire? Les minutes passèrent sans qu'un seul mot ne sorte de la bouche des deux être contemplant l'horizon noir et le ciel parsemé d'étoiles. Tout à coup la jeune femme réalisa que pour une fois depuis fort longtemps elle ne se sentait pas seule, était-ce à cause de ce Liberi? Elle n'aurait su le dire quoi qu'il en soit, même si rien d'apparent ne les unissait, même pas la race, elle se sentait étrange. Son coeur se mit à battre la chamade et elle réalisa qu'elle n'était peut-être pas la seule tourmentée, à la recherche de réponses disséminées un peu partout. Il avait quelque chose en commun avec elle sans savoir de quoi il s'agissait, elle en était persuadée.

Elle jeta un coup d'oeil dans sa direction et fit un petit sourire en coin qu'elle espéra être discret. Elle ne savait toujours pas quoi dire et les minutes s'écoulaient silencieusement, la nuit avancée et ils restaient ainsi, silencieux, chacun dans leurs pensées. Elektra avait laissé de côté ce rêve quelle venait de faire pour penser à l'avenir. L'avenir, c'est nous qui le construisons dit-on, quel avenir allait-elle se construire? Comment construire un avenir alors que le passé est inexistant et que le présent et tangent? Elle se demandait ce qu'elle pourrait faire dans cette ville une fois qu'elle saurait la vérité peut-être le destin lui réservait-il bien des surprises bien qu'elle se bornait à croire que le destin était inexistant et que elle seule était maîtresse de sa destinée. Et puis, alors que toutes ses pensées la tracassait, elle se mit sans s'en rendre compte, à tomber dans le sommeil. Elle ne fit plus bien la distinction entre le réel et l'imaginaire et son corps se mit à glisser sur le banc et elle s'endormit pour de bon. Sans le savoir, sa tête était venue se poser sur le tors du mortel et glissa jusqu'à définitivement plus bouger sur ses genoux. Elle n'avait pas dormi depuis plus de deux jours et même sa force d'immortelle ne pouvait lutter contre le manque de sommeil.

Cette fois, elle ne rêva pas, son profond sommeil l'emmena aux confins du néant, là où ni rêves, ni cauchemars ne subsistaient, seule la douce noirceur la berçait...

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MessagePosté le: 18/11/2017 15:46:12    Sujet du message: Au coucher du soleil...

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